Petite puce, gros problèmes ?

L’équipe d’AutoHebdo.net a récemment mené un sondage en ce qui concerne la pénurie de microprocesseurs que connaît l’industrie automobile depuis la pandémie. Y aura-t-il des effets à long terme ? Et quels sont les inconvénients actuels ?

Selon les analyses d’AutoHebdo.net, il y a de réelles incidences à long terme de la pénurie de microprocesseurs en ce qui concerne le processus d’achat de voitures pour les Canadiens. Les principales répercussions de la pénurie à laquelle les consommateurs sont confrontés dans les véhicules neufs et d’occasion comprennent entre autres des prix plus élevés ainsi que des véhicules en rupture de stock, en plus d’un pouvoir de négociation moins important.

Dans l’ensemble, la majorité des consommateurs sont conscients des problèmes liés à la production de micropuces, mais heureusement, seulement 39 % des consommateurs qui ont répondu au sondage ont été personnellement affectés.

Les principales constatations observées sont que les magasineurs canadiens de véhicules neufs (78 %) s’attendent à devoir attendre plus longtemps avant de prendre possession de leur véhicule neuf. Les prix constituent aussi une source de préoccupation puisque 66 % des personnes interrogées s’attendent à ce que leur prochain véhicule coûte plus cher. Les consommateurs ne croient pas non plus qu’ils bénéficieront d’un allègement sur le prix affiché, alors que 58 % s’attendent à une moins grande souplesse pour négocier le prix.

En ce qui concerne le marché des véhicules d’occasion, 78 % s’attendent à des prix plus élevés qu’à la normale, tandis que 44 % s’attendent à des rabais moindres. Puis, 52 % d’entre eux croient qu’ils n’auront pas beaucoup de possibilités de négocier, voire même, aucune. Ces résultats sont attribuables à l’effet de rareté sur le marché des voitures d’occasion. Puis, 61 % des magasineurs s’attendent à ce que les véhicules d’occasion s’envolent rapidement chez les marchands.

Tout cela fait en sorte que les magasineurs entretiennent des inquiétudes par rapport à leur parcours d’achats. En raison de la pénurie de véhicules, 41 % se disent découragés par la durée et l’intensité des efforts qu’ils devront consacrer au processus d’achat et 37 % sont plutôt inquiets de trouver un véhicule qui correspond à leurs besoins et à leur budget.

Malgré cela, les consommateurs de véhicules neufs sont conscients des problèmes qu’engendre la pénurie de microprocesseurs et se montrent plus patients. Ils sont également prêts à débourser une somme plus importante, soit de 22 % et 23 % respectivement, et sont prêts à dépasser leur budget maximal de 2 000 $ à 4 000 $ si c’est ce qu’il faut pour conclure l’achat.

Toutefois, les consommateurs de véhicules usagés consacrent nettement plus de temps aux places d’affaires automobiles en ligne. Les concessionnaires n’ont donc d’autres choix que de s’adapter et d’adapter leur stratégie marketing et de vente pour aider les consommateurs à progresser dans leur parcours d’achat.

En ce qui concerne le territoire d’achat considéré, 61 % des répondants se disent prêts à se déplacer plus loin pour acheter un véhicule, une hausse par rapport aux 42 % de juin 2021. Parmi ceux qui sont prêts à parcourir une distance supplémentaire pour trouver la bonne affaire, 33 % parcourraient plus de 400 kilomètres s’il le fallait, et 57 % seraient prêts à acheter à l’extérieur de la province.

Le magasinage en ligne demeure toutefois un outil important puisque 54 % sont disposés à passer plus de temps à faire du magasinage en ligne. La moitié de cette cohorte prévoit y consacrer de deux à quatre heures de plus par semaine. Alors que la pénurie persiste, 36 % sont prêts à acheter un véhicule d’occasion au lieu d’un neuf, tandis que 43 % se disent prêts à faire des concessions en ce qui concerne la marque, les options ou la couleur.

Pour consulter l’étude complète, cliquez sur le lien suivant.

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