Nouvelle étude d’AutoHebdo sur les intentions d’achats

L’inflation, la hausse du taux directeur, la hausse du coût de la vie… sont des facteurs qui peuvent rendre craintifs les consommateurs. Néanmoins, selon une étude d’AutoHebdo, les intentions d’achat de véhicules demeurent stables malgré l’incertitude économique.

Le ralentissement économique actuel est-il le présage d’une récession ? Bonne question ! L’équipe d’AutoHebdo s’est posé la question et a mené une étude, à la fin du troisième trimestre de 2022, sur les préférences de magasinage et les intentions d’achat des Canadiens qui prévoient acheter un véhicule dans les six prochains mois. D’ailleurs, selon l’étude, 60 % considèrent leur situation financière actuelle comme « bonne » ou « très bonne ». Et seulement 10 % répondent « mauvaise » ou « très mauvaise ».

Les consommateurs avec intention d’achat indiquent que leur budget ne devrait pas changer, que la conjoncture économique reste la même ou qu’elle poursuive son ralentissement. Même s’ils admettent qu’une récession semble imminente ou qu’on traverse une période de ralentissement économique mondial, les répondants estiment que leur situation financière et celle de leur ménage sont bonnes. Ceci explique les intentions d’achat de 24 % des répondants pour les six prochains mois, une augmentation par rapport aux 18 % de mars dernier.

L’opinion des Canadiens sur la récession est très partagée. On note que 47 % des gens estiment que nous sommes déjà dans une récession. Mais, les intentions d’achat pour les six prochains mois sont globalement meilleures qu’en mars dernier. Puis, lorsqu’on demande aux répondants quelle est la probabilité qu’ils achètent un véhicule si la conjoncture économique s’améliore, les intentions d’achat augmentent de près du tiers. Toutefois, si la situation s’aggravait, on perçoit que les intentions d’achat diminueraient proportionnellement.

Les gens achèteront-ils un véhicule neuf ou usagé ? Cela ne semble pas avoir d’impact… Peu importe la tendance que prendra le marché, la majorité des acheteurs disent avoir l’intention de se procurer un véhicule neuf : 62 % si le marché s’améliore, 58 % s’il reste stable et 60 % s’il poursuit son ralentissement. C’est assez semblable du côté des acheteurs de véhicules d’occasion : 38 % disent avoir l’intention d’acheter si le marché s’améliore, 42 % s’il reste stable et 40 % s’il poursuit son ralentissement. Ce sont somme toute d’assez bonnes nouvelles pour l’industrie…

L’étude révèle également que le budget des acheteurs ne changera probablement pas, et ce, peu importe la situation du marché. En effet, parmi les consommateurs qui veulent du neuf, environ la moitié prévoit dépenser le même montant, que le marché s’améliore, ralentisse ou reste stable ; parmi ceux qui considèrent acheter usagé, le budget reste le même, environ 26 000 $, peu importe les perspectives économiques.

En conclusion, on peut dire que les consommateurs souhaitent se procurer un nouveau véhicule, même s’il y a une incertitude économique. Comme les intentions d’achat demeurent stables, les détaillants automobiles peuvent continuer à investir avec optimisme, soit dans leur inventaire, ainsi que dans le marketing de leurs véhicules et la promotion de leur commerce.

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