Richard Gauthier, président et chef de la Direction de la Corporation des associations de détaillants d’automo-
biles (CADA), est heureux d’annoncer que Luc Duval préside maintenant l’association nationale pour le mandat 2010-2011, et ce, depuis son élection du 21 octobre dernier. Monsieur Duval est président du Groupe
Duval, une entreprise familiale créée en 1919.
Luc Duval : engagé avec les
concessionnaires
Après avoir complété des études universi-
taires, Luc Duval ouvrait sa première concession d’automobiles en 1988, Toyota Duval à Boucherville. Au fil des ans, il a acquis cinq autres franchises. Il exploite maintenant ses différentes concessions à Saint-Hyacinthe (Mercedes-Benz, smart et Volvo), à Longueuil (Volkswagen) et à Boucherville (Toyota, Mazda et Mercedes-Benz).
Dossiers prioritaires
Voici quelques points importants qui seront abordés durant le mandat de M. Duval : la révision de la Loi sur les banques; le programme national d’arbitrage des concessionnaire d’automobiles (PNACA); les véhicules avec le volant à droite; le Livre blanc de la CADA – l’avenir des concessions d’automobiles.
La révision de la Loi sur les banques
Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il demandera aux parties prenantes de participer à la révision prochaine de la Loi sur les banques à la fin de 2011. À la différence des révisions des années précédentes, il semble y avoir un manque d’unanimité parmi les constructeurs dont certains ont dit dernièrement qu’ils étaient en faveur d’une révision qui permettrait aux banques de faire leur entrée sur le marché de la location de véhicules.
La CADA surveillera cette situation très étroitement au cours des prochains mois, puisque toute initiative du gouvernement en ce domaine risque d’être très différente de la position des dernières décennies où l’industrie de l’automobile dans son ensemble était fermement unie pour empêcher les banques de faire de la location. Un sondage mené auprès des membres de la CADA en 2009 indiquait que les concessionnaires étaient farouchement opposés à toute révision qui permettrait aux banques canadiennes de faire leur entrée sur le marché de la location de véhicules légers pour ainsi faire concurrence à ceux mêmes à qui elles fournissent du financement pour la location.
Programme national d’arbitrage des concessionnaire d’automobiles (PNACA)
Le Programme national d’arbitrage des concessionnaires d’automobiles (PNACA) subira également une révision en profondeur en 2011, la dernière remontant à 2006. Depuis, l’industrie a vécu d’énormes transformations ; certains
diraient qu’il s’est produit plus de changements au cours des 5 dernières années qu’au cours des 25 années précédentes. À la lumière de cette constatation, la CADA estime qu’il est primordial que le PNACA reflète de manière plus adéquate l’état actuel de l’industrie et des relations entre constructeurs et concessionnaires.
La Direction des relations industrielles de la CADA a déjà commencé une révision interne préliminaire du programme et mènera des consultations poussées à cet égard auprès d’autres parties prenantes dès le début de 2011. Nous informerons les concessionnaires des développements dans les prochains mois.
Véhicules avec volant à droite
La question des véhicules avec le volant à droite a été au coeur des préoccupations de la CADA ces derniers mois et les médias en ont beaucoup parlé dernièrement. La CADA fait des pressions intenses auprès de Transports Canada à ce sujet, soulignant les préoccupations en matière d’environnement et de sécurité relatives à ces véhicules particuliers.
La CADA précise que, au cours des dernières années, le Canada est devenu un dépotoir pour les véhicules qui sont interdits sur les routes d’autres pays. Ces véhicules entrent au Canada sans que s’appliquent nos normes en matière de sécurité et d’environnement. Cette situation est créée en raison de règlements périmés qui étaient censés permettre aux véhicules antiques et de collection d’entrer au pays dans les années 70, à une époque où un véhicule de 15 ans était considéré comme une antiquité.
Des études récentes ont démontré que les véhicules au volant à droite ont 40 % plus de chances d’être impliqués dans un accident, et bon nombre des véhicules entrant au Canada grâce à l’échappatoire dans la réglementation ont été interdits de circuler dans leur pays d’origine pour des raisons environnementales.
La CADA demande au gouvernement de revoir sa réglementation pour les véhicules antiques et de collection en augmentant à 25 ou à 30 ans le seuil à partir duquel les véhicules seraient reconnus comme tels, comme l’ont fait les États-Unis et l’Australie. Dernièrement, à la suite des représentations de la CCAQ, le gouvernement a publié un décret pour interdire l’accès aux chemins publics aux véhicules munis d’un poste de conduite à droite, et ce, pour des raisons évidentes de sécurité.
Livre blanc de la CADA – l’avenir des
concessions d’automobiles
La CADA a terminé dernièrement une étude sur une période de 2 ans et demie sur l’avenir du réseau des concessionnaires canadiens. Il s’agit sans doute de l’étude la plus approfondie jamais réalisée au Canada sur le sujet. Ce document de 145 pages tente de prévoir à quoi ressembleront le visage des concessions et la démographie en 2020 et après.
L’étude se concentre sur une série de facteurs (agents de changement) qui auront probablement une incidence sur la taille, la forme et l’apparence de la communauté des concessionnaires de véhicules neufs à la suite des transformations majeures que subit l’industrie. L’étude n’a pas été conçue pour fournir des directives d’exploitation ou de planification à long terme à l’ensemble des concessionnaires. Elle fournit plutôt une orientation stratégique à notre fédération de corporations dans le but de nous aider à répondre aux besoins de nos membres pour les 10 à 15 prochaines années. C’est pourquoi la distribution de ce document sera d’abord limitée, d’ici à ce que nous déterminions la meilleure façon d’utiliser ses conclusions au cours des prochaines années. Compte tenu des changements importants qui attendent le secteur de la vente au détail, selon le livre blanc, il est primordial que nous ayons d’abord une solide compréhension de leurs répercussions sur notre rôle futur en tant que corporation de concessionnaires.
Il est à noter cependant que plusieurs des initiatives et des efforts futurs de la CADA au nom de ses concessionnaires membres seront inspirés et guidés par les recommandations contenues dans le livre blanc. La CADA analyse actuellement le document en détail dans le but de déterminer ses initiatives futures en matière de planification stratégique.
Une fédération de corporations forte est avantageuse pour les concessionnaires
Depuis sa création il y a 69 ans, la CADA représente à l’échelle nationale la fédération des corporations qui parle au nom des concessionnaires de véhicules neufs du Canada. Les concessionnaires sont en premier lieu des membres de leur corporation provinciale ou régionale, ce qui leur donne également le statut de membres associés de la CADA.
La CADA croit fermement qu’une fédération de corporations forte et unie constitue un avantage considérable pour les concessionnaires de partout au pays. Les corporations provinciales et régionales qui travaillent ensemble font en sorte que les concessionnaires sont représentés adéquatement auprès du gouvernement fédéral et de leur constructeur respectif. Aucune voix n’est plus forte et plus puissante à Ottawa et auprès des constructeurs que la voix unie des 12 corporations provinciales et régionales au niveau national parlant au nom des 3 350 concessionnaires de ce pays.








