Elon Musk est un inventeur et un entrepreneur qui vaut quelque 12 milliards de dollars. Il a fait fortune avec sa première société point-com, Zip2, et également avec PayPal et ses activité bancaires en ligne.
Par les temps qui courent, le magnat de la Silicon Valley se concentre sur deux entreprises qu’il a fondées : SpaceX, une société privée d’exploration spatiale, et Tesla Motors, le fabricant d’automobiles révolutionnaire qui fait une production de masse de véhicules électriques de luxe.
Certes, SpaceX a connu sa part de revers, dont l’explosion de quelques fusées, mais elle détient toujours un contrat lucratif avec la NASA d’une valeur de 1,6 milliard de dollars pour le réapprovisionnement de la station spatiale internationale.
Et, contrairement à la concurrence, Tesla ne semble pas connaître de ralentissement avec ses véhicules novateurs et écoénergétiques que sont les superbes et puissants Modèles S et X.
Saviez-vous que ce milliardaire autodidacte de 44 ans avait fait des études au Canada ? Né et élevé en Afrique du Sud, il a déménagé au Canada pour étudier à l’Université Queen, à Kingston, en Ontario, pour ensuite poursuivre ses études à l’Université de Pennsylvanie.
Il a rencontré sa première épouse, Justine Wilson, auteure, à l’Université Queen. Ils se sont mariés en 2000, ont eu cinq fils et ont divorcé en 2008.
Qu’est-ce qui le rend intéressant ?
Elon Musk a la réputation de chambarder les entreprises. L’industrie de l’automobile ne fait pas exception.
Il a, à lui seul, perturbé le modèle d’affaires de la concession traditionnelle en utilisant une approche différente pour vendre des Tesla.

Il s’agit d’un modèle de distribution en vertu duquel on vend les véhicules Tesla directement aux consommateurs par l’entremise du site Web, des concessions et des centres de service, par comparaison avec le système entreprise à entreprise où un fabricant vend à une concession indépendante qui, elle, vend aux consommateurs.
Elon Musk fait aussi des vagues avec ses véhicules électriques novateurs et s’est fixé comme objectif d’en faire un marché de masse.
Ainsi, M. Musk fait le pari que les véhicules Tesla prendront de la valeur plutôt que déprécier en raison des mises à jour régulières effectuées sur les logiciels qui permettent de réviser et d’ajouter de nouvelles caractéristiques au besoin.
À titre d’exemple, la dernière mise à jour du logiciel de Tesla sur le Modèle S — la version 7 du logiciel qui offre des capacités d’autopilotage — a été ajoutée à l’automne 2015.
Le logiciel permet au Modèle S de se conduire tout seul sur la route, de changer de voie et de régler la vitesse, et ce, sans l’intervention du pilote sur le pédalier et le volant. Le véhicule peut également se stationner en parallèle sans que le conducteur n’intervienne, ce qui en fait un véhicule quasi autonome.
Que nous réserve l’avenir ?
Le modèle de concession éprouvé peut-il survivre avec des perturbateurs comme Elon Musk ?
Si Elon Musk a eu un impact sur l’industrie de l’automobile, il fait face à des obstacles comme les lois américaines rigoureuses sur le franchisage de concessions qui interdisent la vente des Tesla dans certains États.
Le changement est inévitable, mais il peut être positif et pour les concessionnaires et pour les consommateurs.
Peut-être verrons-nous un nouveau modèle de concession combinant la vision d’Elon Musk avec le modèle traditionnel. Les salles d’exposition de l’avenir seront peut-être plus petites, offriront de l’affichage interactif, des magasins pop-up ou des essais routiers à domicile par
l’entremise d’applications comme Uber.
Seul le temps nous le dira, mais une chose est sûre — les consommateurs bénéficieront ultimement d’une meilleure expérience au moment de changer leur véhicule.






