L’ANNÉE 2012 A ÉTÉ BONNE ; 2013 POURRAIT-ELLE ÊTRE ENCORE MEILLEURE ?
Au moment où vous lisez ces lignes, votre réveillon du nouvel an est déjà du passé. Les hauts et les bas de 2012 sont encore très frais dans notre esprit, et, pourtant, nous sommes déjà au début d’une nouvelle année. Bienvenue en 2013, à seulement deux ans de l’époque lointaine envisagée avec optimisme et méfiance par Michael J. Fox dans la trilogie Retour vers le futur.
Cette période de l’année nous incite naturellement à réfléchir au passé récent et à ce que l’avenir nous réserve. Comme la rédaction de cette édition n’était pas tout à fait terminée, il était facile de revenir sur les enjeux et les défis qui ont caractérisé l’année dernière et de voir dans quelle mesure ils allaient évoluer pour l’année à venir. UNE
BONNE ANNÉE
L’année dernière a tout simplement été une excellente année pour les concessionnaires d’automobiles neuves au Canada. Au moment de rédiger cet article, nous étions sur la bonne voie d’établir un nouveau record de ventes avec plus de 1,7 million de véhicules neufs vendus, une hausse de 7 % par rapport à 2011, elle-même une année de modeste croissance. En regardant le marché de la vente d’automobiles, il était facile d’être très heureux de la façon dont les choses se sont jouées l’an dernier.
Toutefois, en d’autres termes, les résultats de ventes de l’année dernière nous ont ramenés en 2002, notre meilleure année. En termes de ventes pures, nous avons vu la demande de voitures neuves stagner au cours de la dernière décennie, une période pendant laquelle l’économie et la population ont toutes deux connu une grande croissance. Une croissance de 7 % de 2011 à 2012 est excellente, mais une croissance de 0 % de 2002 à 2012 n’est pas tellement reluisante.
À quoi peut-on s’attendre cette année ? Comme toujours, notre performance économique reposera sur un ensemble de variables que nous pouvons séparer en deux : celles sur lesquelles nous avons un certain contrôle, et celles sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.
Dans le second cas, on retrouve la variable la plus importante qui détermine notre destin économique : qu’est-ce qui se passe aux États-Unis ? Il est probable qu’un accord sera conclu sur la réduction du déficit budgétaire, mais c’est loin d’être garanti.
Si ce problème n’est pas réglé, l’économie ne s’écroulera pas au cours de la nouvelle année, mais il y aura certainement des conséquences négatives. Tout ce qui peut faire dérailler la reprise américaine des derniers mois aura un impact au Canada.
Dans le même type d’événements totalement indépendants de notre volonté, on retrouve la catastrophe économique qui se joue en Europe. La Grèce est insolvable. Sans doute, 2013 sera l’année au cours de laquelle l’Union européenne cessera de pousser dans l’espoir que tout s’arrangera et confrontera effectivement la faillite d’un de ses membres avec une action décisive. Ce pays nécessitera une restructuration importante de sa dette, et nombre de ses pairs européens les plus grands et les plus influents devront apporter des réformes douloureuses pour ramener le continent à la compétitivité. S’ils échouent, cela représentera un énorme défi pour nous tous.
UNE PLUS GRANDE SOUPLESSE
Heureusement, nous exerçons un contrôle sur beaucoup de choses comme la façon dont nous gérons nos propres entreprises et dont le gouvernement définit son cadre macro-économique. L’annonce du gouvernement fédéral selon laquelle il apporterait une certaine souplesse à sa fiscalité au cours des prochaines années a été la bienvenue : la poursuite de l’équilibre budgétaire au détriment de tous les autres objectifs (comme la croissance, l’emploi et l’équité) n’est pas la bonne chose à faire. Le report de l’exercice au cours duquel le budget passe du rouge au noir en un an ou même deux ou trois ne fera aucune différence à long terme et pourrait donner l’impulsion dont nous avons besoin dans l’emploi et la demande à court terme. Que le gouvernement se soit montré souple sur l’une de ses orientations politiques principales — le retour à l’équilibre budgétaire — est une très bonne nouvelle.
Nous sommes dans une nouvelle année de croissance modeste de l’économie dans son ensemble, tout comme en 2012. De plus, comme l’an dernier, il existe la possibilité d’une hausse surprise de l’important indicateur de la demande de véhicules neufs. Les consommateurs reprennent confiance ; il y a encore une demande refoulée en raison de la récession ; le financement est plus accessible qu’il ne l’a jamais été ; le Canada est toujours un grand pays. Tout cela ‒ et bien d’autres choses ‒ signifie que, pendant que nous soupesons les avantages et les inconvénients auxquels nous sommes confrontés en 2013, nous devrions nous pencher sur l’année à venir avec la confiance tranquille qui nous caractérise.
Bonne et heureuse année !






