
Malgré ce ralentissement, 2018 est toujours en voie de devenir la deuxième meilleure année de ventes de l’histoire
Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas ! En septembre 2017, les ventes de véhicules neufs au Canada ont atteint leur apogée — un record pour le mois et le taux annuel désaisonnalisé (TAD) le plus élevé pour le mois, environ 2,25 millions.
Cependant, malgré quelques mois positifs de plus, les ventes ont connu un déclin constant relatif depuis lors, avec un mois de septembre 2018 de 172 974 véhicules, en baisse de 7,4 % par rapport au record de l’an dernier et un TAD de seulement 1,92 million, selon DesRosiers Automotive Consultants (DAC).
Par comparaison avec les chiffres élevés de septembre de l’an dernier, cette baisse pouvait sembler inévitable, mais les ventes de septembre 2018 n’étaient pas seulement plus basses que celles de l’an dernier, elles étaient les plus basses pour le mois depuis 2014. Et septembre était le septième mois consécutif dont les ventes étaient à la baisse par rapport au même mois de l’an dernier.
Selon Dennis DesRosiers, de DAC, « il s’agit de la baisse la plus forte d’une année par rapport à la précédente que le Canada a connue depuis 2009, année où les ventes ont diminué de 7,9 %. »
Notre industrie, cependant, connaît des cycles. Nous avons vécu huit années de croissance soutenue des ventes, ce qui est exceptionnel. « Si l’industrie de l’automobile canadienne continue à se maintenir autour de la barre des deux millions de ventes, se sera une très bonne année », a déclaré David Adams, président de Global Automakers of Canada. « Voilà un scénario pour la fin de l’année qui semble très probable. »
Les ventes cumulées de 1 565 910 véhicules pour les trois premiers trimestres sont légèrement inférieures à celles de la même période de l’an dernier, en baisse de seulement 1,6 % au total, ce qui laisse entrevoir que 2018 pourrait devenir la deuxième meilleure année de ventes de l’histoire.
Soutenant cette assertion, Dennis DesRosiers prétend que la résolution des négociations de l’ALENA « pourrait régler le problème de confiance des consommateurs pour les trois derniers mois de l’année ».
Problème dans le peloton de tête
Si certaines marques ont réalisé des gains en septembre — surtout les marques de luxe — chacun des dix premiers constructeurs en termes de volume a connu un déclin de ses ventes. Comme l’a observé M. DesRosiers, « la piètre performance de ces marques à grand volume aura un effet négatif sur le marché entier. »
Ce qui n’a pas diminué, c’est la part de marché des camionnettes, y compris les VUS. Si les ventes de camionnettes ont baissé de 4,7 % pour le mois, les ventes de voitures ont diminué de 13,7 %. À la fin du troisième trimestre, les camionnettes représentaient 70,3 % du marché, ce qui ne laissait que 29,7 % aux automobiles — un transfert de 2,6 % en parts de marché par rapport à l’an dernier au profit des camionnettes.
Ford étend sa domination
Malgré un déclin de 14,1 % en septembre par rapport à l’an dernier, Ford était toujours le numéro 1 des ventes pour le mois avec 26 531 véhicules vendus. Les ventes de 239 218 véhicules à ce jour sont en baisse de 2,8 % sur l’an dernier, ce qui a coûté au fabricant 0,2 % de sa part de marché, à 15,3 %.
Toujours en deuxième place, General Motors a vendu 25 566 véhicules au cours du mois, une diminution de 6,1 % par rapport à septembre 2017. Les ventes à ce jour sont en baisse de 0,3 %, mais GM a tout de même gagné 0,2 % en part de marché, à 14,8 %.
Pour le troisième mois d’affilée, Toyota a dérangé l’ordre établi en prenant la troisième place avec 18 038 véhicules vendus — et ce, malgré un déclin de 8 % pour le mois. Pour l’année, la marque japonaise demeure en quatrième position avec 157 839 véhicules vendus, en hausse de 0,8 % sur l’an dernier et affichant une part de marché qui a bondi de 0,3 % à 10,3 %.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) s’est classé quatrième en septembre, avec des ventes de 17 698 véhicules neufs, en baisse de 4 % sur 2017. Ce pilier de Detroit conserve quand même la troisième place pour l’année, avec 185 931 ventes pour les neuf premiers mois de l’année ; toutefois, ce total est à la baisse de 12,8 % par comparaison avec 2017, et sa part de marché a baissé de 1,5 %, à 11,9 %.
Honda as conservé sa cinquième place en septembre avec des ventes de 15 450 véhicules, en baisse de 4,3 % sur l’an dernier. À ce jour, pour l’année, les ventes de 139 753 véhicules sont inférieures de 0,1 %, mais la part de marché au grimpé de 0,1 %, à 8,9 %.
Luttes serrées au milieu du peloton
Nissan a dépassé Hyundai et a repris la sixième place pour le mois, avec 11 929 ventes, 2,3 % de plus qu’en septembre 2017. Cette performance maintient également la marque japonaise à la sixième place depuis le début de l’année, avec des ventes totales en hausse de 1,4 % et une augmentation de 0,2 % de sa part de marché, à 6,8 %.
Hyundai était très proche derrière en septième position avec 11 668 ventes en septembre, une baisse de 2,4 % par rapport à la même période de l’an dernier. La marque sud-coréenne a également conservé la septième place pour les trois premiers trimestres de l’année, avec des ventes en baisse de 3,5 % et un déclin de sa part de marché de 0,1 %, à 6,4 %.
Grâce à ses 6 618 ventes, Volkswagen a rebondi en septembre et réclamé la huitième place, même si cela représente un déclin de 12,5 % des ventes par rapport à l’an dernier. VW conserve la 10e place pour l’année, cependant, avec des ventes cumulatives en hausse de 3 % et une augmentation de 0,2 % de sa part de marché, à 3,5 %.
Encore une fois, Mazda occupe la neuvième position pour le mois avec 6 101 ventes — une baisse radicale de 11,3 %. Le fabricant conserve cependant sa huitième place pour l’année avec une augmentation de 3,1 % et un bond intéressant de 0,2 % de sa part de marché, à 3,8 %.
Kia a perdu deux positions pour le mois et se classe 10e en septembre avec une baisse dramatique de ses ventes de 30,9 %. À ce jour, pour l’année, Kia se maintient en neuvième place avec une réduction de 3,3 % de ses ventes et une part de marché en baisse de 0,1 %, à 3,7 %.
Subaru a conservé la 11e place, mais BMW a dépassé le leader en matière de véhicules de luxe, Mercedes-Benz, et réclame la 12e place pour le mois — pas pour l’année, cependant – et a augmenté son avance sur Audi.
Gagnants et perdants
Sur la base du pourcentage, les grands gagnants en septembre ont été Genesis (+170 %), Volvo (+41,5 %), Infiniti (+18,2 %), Porsche (+13,2 %) et Subaru (+9,4 %).
Les grands perdants ont été Maserati (-41,7 %), Kia (-30,9 %), Mercedes-Benz (-19,1 %), smart (-15,2 %) et Ford (-14,1 %).









