Les concessionnaires ont parlé !
Au Québec, on compte actuellement 830 concessionnaires d’automobiles. De ce lot, plus de 50 % des membres de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ) se sont réunis à Québec pour le plus gros rassemblement de l’histoire de l’industrie de l’automobile de la province. Ensemble, ils ont réfléchi, ils ont parlé et ils ont signé… . La Rencontre au Sommet de la CCAQ, présentée par iA Services aux concessionnaires, est un événement qui restera longtemps gravé dans la mémoire, mais qui marque aussi, le début d’une nouvelle ère chez les concessionnaires.
C’est au Manège militaire Voltigeurs de Québec, un bâtiment comptant plus de 130 années d’histoire et d’architecture, que la CCAQ a convié ses membres. Rien n’a été laissé au hasard pour l’accueil des décideurs d’aujourd’hui et de demain… . D’ailleurs, rien de moins qu’une haie d’honneur ne les attendait… . Une fois les 350 invités bien installés à leur table… , NOIRCEUR TOTALE. Plus un mot…, des bruits de garage… . Que se passe-t-il ?
Une vidéo assez percutante s’est mise en marche et, sur la passerelle, apparaît quelqu’un…
Mauvaise réputation, modèle d’affaires en danger, pénurie de véhicule. Que se passe-t-il avec notre industrie ? Cette industrie qui représente la 2e plus grande force économique du Québec serait-elle en danger ? La scène se termine avec un petit garçon, seul sur la scène. Et l’effet… est percutant.
La CCAQ voulait faire réagir ses membres, et c’est réussi !
Bienvenue à la Rencontre au Sommet !
Pourquoi sommes-nous tous ici aujourd’hui ? Qui êtes-vous ? Que recherchez-vous ?
Avec quoi aimeriez-vous repartir de ce Sommet ?
Lors de cet événement grandiose, des enjeux importants ont été abordés et ont suscité une réflexion. C’est le moment de passer à l’action. L’animatrice Marie-Soleil Michon a donc introduit la première activité, soit de répondre à ces questions en équipe… . Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ?
Les échanges ont été des plus intéressants dans la salle. On se répète depuis des années que ça doit changer…, mais comment ? Doit-on éliminer le plus possible les intermédiaires ? Doit-on changer au plus vite la perception des consommateurs ? « On oublie souvent que c’est le client qui écope.
Travaillons pour le futur. » « On doit avoir une meilleure pratique. » « L’approvisionnement est difficile, qu’est ce que font les autres font pour s’en sortir ? » « On a besoin de changement, on veut éliminer certains discours qui datent. » Il est rare que les concessionnaires aient la chance de se réunir de cette façon et de prendre le temps d’en jaser. Il en est donc ressorti. Des choses très intéressantes ont émergé de leurs propos.
Ouverture officielle du Sommet
Pour l’ouverture officielle, c’est M. Sébastien Alajarin, représentant d’iA service aux concessionnaires, partenaire principal, qui est monté sur scène. « Nous sommes heureux d’être le partenaire officiel de la Rencontre au Sommet. Le leadership du C.A. de la CCAQ et leur son plan stratégique 2022 est inspirant et c’est ensemble que nous atteindrons nos objectifs communs.
Le président du C.A. de la CADA, Charles Saillant, a ensuite mentionné que cet événement a le potentiel de devenir « un leader » au Canada, et que « nous serons des pionniers de cette aventure-là. » Puis, Patrice Demers, président du C.A. de la CCAQ, a mentionné que « l’industrie de l’automobile était là pour rester. Faisons-la avancer ! »
Évidemment, M. Ian P. Sam Yue Chi, président-directeur général de la CCAQ, s’est aussi adressé aux participants, lui, qui est derrière cette belle idée. « L’objectif est de travailler sur des pistes de solutions ! »

Ateliers
Étienne Beaulieu, associé – Stratégie et transformation Transformation organisationnelle chez Humance a ensuite dirigé la journée ainsi que les ateliers. Et c’est avec des chiffres assez percutants qu’il a mis la table.
Les choses ont changé dans l’industrie. Maintenant, 80 % des consommateurs ont fait leurs propres recherches intensives avant de se présenter en concession. Ils savent ce qu’ils veulent et connaissent le produit qu’ils veulent. Le modèle d’affaires est-il encore à jour ? Devrait-on se diriger vers un modèle “ à la Tesla” » ? Et avec les 241 700 postes vacants au Québec en 2022, phénomène qui se poursuivra encore plusieurs années, il est temps de penser à de nouvelles solutions…
Pour décider de quoi sera faite l’industrie de demain, il faut en discuter. La Rencontre au Sommet, ce sont deux jours de discussions grâce à des ateliers et à des panels. Les thèmes principaux sont l’expérience client et la confiance, l’image de l’industrie de l’automobile, le modèle d’affaires des concessionnaires et l’expérience employée vécue.
Les participants ont donc réfléchi et répondu à ces trois questions lors des ateliers :
- En quoi votre thématique est-elle un enjeu majeur pour permettre aux concessionnaires d’automobiles d’assurer leur pérennité ?
- Quelles sont les causes qui font de votre thématique un enjeu si important pour la pérennité des concessionnaires d’automobiles ?
- Qu’est-ce qui a changé ou qui est différent au cours les des dernières années en lien avec votre thématique ?
Perspectives économiques 2022-2023
Dans le cadre de la Rencontre au Sommet, M. Mario Lefebvre, directeur régional à la Banque du Canada, ainsi que Sebastien Mc Mahon, stratège en chef, économiste senior et vice-président, préparation Préparation d’actifs et gestionnaire de portefeuille chez IAGP, sont montés sur scène pour aborder les perspectives économiques 2022-2023. Les deux invités ont réussi à capter l’attention de la foule grâce à leur habileté à bien communiquer et à vulgariser un sujet qui peut s’avérer se révéler plutôt complexe. Ç’a été très intéressant !

Panel de discussion
Lors du panel de discussion, l’expérience était au rendez-vous. On comptait évidemment sur Ian P. Sam Yue Chi, mais aussi sur Christiane Germain (coprésidente et cofondatrice Germain Hôtels), sur Stéphane Garneau (MicroLogic), sur Nicolas Bouchard (qui a fondé Du Proprio et l’a vendu en 2015) et grand patron de La Ruche et président et aviseur conseiller participatif d’Exo 10.
En lien avec les thématiques, ils se sont questionnés sur l’expérience client et sur des solutions qui devraient être envisagées. « L’expérience client commence avec des employés heureux ! » a mentionné Mme Germain. « Il faut faire des choix. On ne peut pas plaire à tout le monde ! »
Outre l’expérience client, on a aussi beaucoup parlé de l’humain derrière l’employé. « On a besoin des relations. Diminuer le nombre de personnes, oui, mais augmenter la qualité du personnel et automatiser les choses moins importantes fait partie de nos plans,» a renchéri Mme Germain.
Notre richesse, c’est notre clientèle relationnelle. Nous devons mettre le client en mode VIP, et, pour nous, ç’a a été un changement majeur ! » a mentionné Stéphane Garneau, de MicroLogic. « On se met davantage en mode relationnel qu’en mode transactionnel. Et n’oubliez jamais les sondages, c’est une écoute directe du client en temps réel, », a-t-il ajouté.
« Et parlez à vos employés ! Dites-leur quel est le plan, c’est quoi le rêve… ! Expliquez-leur où vous voulez allez. Tout le monde a un impact sur l’entreprise. Il faut être transparent et honnête. L’employé veut faire partie de l’aventure et de l’entreprise gagnante. La transparence, la vision et faire rêver ses employés, c’est un trio gagnant,» a-t-il ajouté.
Pour Nicolas Bouchard, il croit que les conseillers dans le domaine de l’automobile devraient être là pour beaucoup plus que la commission. « Parfois j’en connais plus que le vendeur chez le concessionnaire. » « Soyez encore meilleur au niveau du service, à l’attention aux détails. Il faut se démarquer. La technologie, c’est bien, mais une bonne équipe, ça, c’est dur à copier. »
Et du côté de la nouvelle génération ? « Ça prendra beaucoup d’ouverture de la part de ceux qui partent et des jeunes… . il faudra mettre de l’eau dans votre vin ! »
Ateliers
L’après-midi s’est ensuite déroulée avec une 2e et une 3e ronde d’ateliers. On a, entre autres, répondu à des questions comme celles-ci : qu’est-ce qui pourrait devenir un point décisif pour permettre aux concessionnaires d’automobiles d’assurer leur pérennité ? Qu’oseriez-vous mettre en place ou faire en lien avec votre thématique qui pourrait révolutionner l’industrie ? Quels engagements les concessionnaires d’automobiles devraient-ils prendre en lien avec chacune de vos solutions afin de faire une réelle différence face à votre thématique ? Quel(s) mandat(s) souhaiteriez-vous confier à la CCAQ afin de faciliter la réalisation de l’engagement des concessionnaires pour chacune de vos solutions ?
À la fin de la journée, les membres de la CCAQ ainsi que des membres de l’industrie se sont réunis dans le « bunker » pour analyser toutes les réponses, en discuter et mettre en commun les similarités… « Ceci est le fruit d’une réflexion collective, des engagements collectifs qui résulteront ultimement en un manifeste ; et ils serviront de boussole aux concessionnaires afin qu’ils leur permettent d’ aborder les transformations futures dans l’industrie de l’automobile avec confiance et optimisme», a-t-on mentionné à la CCAQ.
Bon coquetel !
Cette première journée de la Rencontre au Sommet fut, en somme, grandement appréciée de tous. Les gens de l’industrie ont répondu présents, ont participé et se sont posé de bonnes questions.
VOX POP
Après toutes ces questions, ces discussions et ces échanges, qu’en pensent vraiment les concessionnaires ? L’équipe d’Affaires automobiles les a sondés lors d’un petit vox-pop.
« Il faudra s’unir pour régler les problèmes ! » – Longueuil Toyota
« On est rendu à un moment où il faut agir ! La plupart des concessionnaires, pour la plupart, fonctionnent bien. On n’est pas tous des tout croches… » – M. William
« Ça me parle beaucoup et ç’a a capté mon attention. Je pense qu’on a besoin de faire un virage ! » – Annie Chagnon
« Vous êtes venus confirmer le mandat que vous vous êtes donné. » – Anonyme
« Notre industrie, ce n’est sont pas juste des vendeurs… ! On a du travail à faire ! Nous sommes une industrie de propriétaires vieillissants. On va devoir s’adapter, et la relève aussi. Déjà, d’avoir pris conscience de tout cela, c’est un avancement ! » – Horizon Lussier
« On mérite mieux que ce jugement continuel. On paie toujours pour les autres qui ne respectent pas les règles. On croit en Ian et en son équipe et on y croit pour du long terme. » – Anonyme
« À Baie-Comeau, on n’a pas la même réalité que dans les grands centres, mais on est quand même tous dans le même bateau. »
« On est privilégié de faire partie de la CCAQ qui s’implique de plus en plus et tente de redorer son image.» – Jean Dumas Honda
« On veut avancer, on est rendu là. Mais est-ce que tout le monde est rendu là ? » – Ghislaine Coulombe
Jour 2
La deuxième journée du Sommet a commencé avec un panel de discussions du programme Accélérateur de femmes dans l’automobile de la Banque Scotia. Nathalie Aumont, de Joliette Toyota, Emmanuelle Verreault, du Groupe Maison de l’auto, et Camille Riendeau, de Riendeau Hyundai, étaient sur la scène. On a, entre autres, discuté de transparence, de la place des femmes dans l’automobile, bien sûr, mais aussi des négociations qui se font pour l’achat d’un véhicule. «,Je ne comprends pas pourquoi on négocie un véhicule. Je ne négocie pas mon chandail au magasin moi !» a mentionné Camille. Le modèle d’affaires devrait peut-être être modifié, en effet.
Engagement collectif
Ç’a maintenant été l’heure de partager le résultat de cette idée très audacieuse qu’est le manifeste. Au cours de la première soirée de l’événement, et jusqu’à tard le soir, des participants et des membres de la CCAQ ont discuté, amené des points, et, après plusieurs heures, sont venus à une entente. C’est ce qui a été présenté aux 350 personnes présentes. Et, pour être valide, un énoncé doit avoir minimalement 80 % des votes. Un seul n’a pas fait l’unanimité, et quelques-uns ont été ajustés.
Fruit d’une réflexion collective, les engagements collectifs qui ont résulté de cet échange en un manifeste serviront de boussole aux concessionnaires pour leur permettre d’aborder les transformations futures dans l’industrie de l’automobile avec confiance et optimisme. Parmi les engagements des concessionnaires, il y a notamment :
- Mettre la conformité, l’éthique et la transparence au cœur des pratiques d’affaires commerciales des concessionnaires d’automobiles du Québec.
- Développer des outils conjoints visant à accroître la performance employeur afin que l’industrie devienne un secteur de travail de prédilection des meilleurs talents.
- Mise en place d’un processus de certification prenant qui tient compte tant du respect des exigences réglementaires et de l’atteinte de hauts standards de qualité en matière de service à la clientèle.
Les membres ont ensuite été invités à l’adopter et à s’engager à le réaliser. Nous sommes impatients de voir la suite.
« Nos membres sont résolument engagés dans l’excellence. Ils ont, tour à tour, exprimé la volonté de mettre le consommateur au cœur de leurs actions. Nous savons que le statu quo n’est pas une option, c’est pourquoi nous sommes fiers des discussions qui ont été tenues et des engagements pris dans le cadre de cette rencontre. Nous sommes à la croisée des chemins, notre industrie fait face à d’importants bouleversements, tant technologiques, qu’environnementaux. Nous ne resterons pas les bras croisés, nous avons un mandat on ne peut plus clair de la part de nos membres de faire partie de la solution et de démontrer encore une fois, la pertinence de notre industrie » a déclaré le Président président-directeur général de la CCAQ, M. Ian P. Sam Yue Chi.
« Nous nous étions donné pour comme objectif d’engager une réflexion collective sur l’avenir de l’industrie de l’automobile et de fournir à nos membres une boussole grâce à laquelle ils pourront s’orienter au cours des prochaines années. Avec ces engagements, je suis fier de dire que nous avons atteint nos objectifs », a déclaré le Président président du conseil Conseil d’administration de la CCAQ, M. Patrice Demers.
Soirée iA services aux concessionnaires
L’équipe d’iA services aux concessionnaires, le partenaire majeur de l’événement, a convié plusieurs dizaines de personnes à se réunir le temps d’un souper gastronomique au Bistro l’Origyne. En plus de cet agréable moment, on en a aussi profité pour annoncer officiellement le départ de Robert Poëti, ancien grand patron de la CCAQ, qui laisse sa place pour réaliser de nouveaux projets. « Merci pour tout le travail accompli », lui a mentionné Ian, relancé par tous ceux qui étaient présents.























