Depuis près de trois ans, la certification de la CCAQ se construit étape par étape, avec une ambition claire : transformer durablement les pratiques de l’industrie automobile québécoise et renforcer la confiance des consommateurs. Dès le départ, nous savions qu’une démarche de cette envergure ne pouvait pas reposer uniquement sur la bonne volonté. Pour être crédible, durable et respectée, elle devait s’appuyer sur des bases solides, des standards clairs et un encadrement capable d’en assurer l’application avec rigueur et équité.
Cette année marque un tournant. Avec la mise en place du Comité de conformité professionnelle et de discipline et l’implication des équipes en contact direct avec la clientèle, la certification entre dans une nouvelle phase. Une phase où les engagements sont désormais soutenus par des mécanismes concrets, où la formation devient un levier d’alignement et où le cadre disciplinaire vient donner tout son poids à la démarche. C’est cette cohérence entre le cadre, les compétences et l’expérience client qui donnera à la certification toute la crédibilité nécessaire pour s’inscrire dans le temps.
Une présidence impartiale au Comité de conformité professionnelle et de discipline
Nous sommes heureux d’annoncer la nomination de Me Robert Pidgeon à la présidence du comité. Ancien juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, ex-juge à la Cour d’appel et figure hautement respectée du milieu juridique, Me Pidgeon apportera une expertise rare en matière de gouvernance, de déontologie et de gestion de processus disciplinaires complexes. Son parcours, marqué par la rigueur, l’indépendance et le sens de l’équité, incarne exactement l’esprit que nous souhaitons insuffler à ce comité : un leadership posé, crédible et profondément orienté vers l’intérêt collectif.
Un comité autonome et indépendant
Le Comité de conformité professionnelle et de discipline fonctionne de manière autonome et indépendante du conseil d’administration de la CCAQ. Son rôle n’est pas de sanctionner pour sanctionner, mais de prendre des décisions justes, proportionnées et cohérentes. Il évalue les situations avec rigueur, applique des mesures graduelles lorsque nécessaire et privilégie avant tout l’amélioration continue des pratiques professionnelles. L’accompagnement et la prévention demeurent prioritaires, mais le comité conserve la responsabilité d’intervenir fermement et d’imposer des sanctions lorsque les circonstances l’exigent.
« Les concessionnaires qui amorcent la certification maintenant doivent quant à eux suivre l’ensemble du parcours en vigueur, incluant les exigences introduites en 2025 et en 2026. »
Afin d’assurer une vision équilibrée, le comité est composé de membres aux profils complémentaires. Il réunit une présidence impartiale, des concessionnaires certifiés ainsi que des profils externes possédant une expertise en protection des consommateurs, en éthique et en gouvernance. Les règles sont claires, les processus encadrés, les mécanismes de conflits d’intérêts, de confidentialité et de droit d’appel bien définis. Tout est en place pour assurer un traitement juste, transparent et crédible pour l’ensemble des parties concernées.
Une certification aux fondations solides
La certification s’est construite par étapes, avec une logique claire dès le départ : poser des bases solides avant d’élargir la démarche à l’ensemble des équipes. Les premières exigences, introduites en 2025, visaient principalement les gestionnaires parce que toute transformation durable commence par le leadership.
Pour obtenir le statut de concessionnaire certifié, chaque concession devait d’abord compléter quatre prérequis. Il s’agissait de désigner trois responsables au sein de l’organisation, à la direction générale, aux ventes et aux opérations fixes, de signer le Code d’éthique professionnelle, de signer l’engagement de transparence des prix et d’adhérer à l’outil de médiation Parle consommation de l’Office de la protection du consommateur. Ces étapes visaient à établir un cadre commun, clair et assumé, autour des valeurs de fiabilité, d’intégrité, de bienveillance et d’expertise.
Une fois ces fondations en place, les responsables désignés devaient suivre des formations ciblées afin d’outiller concrètement les équipes de gestion et d’assurer l’application des standards de la certification, notamment en matière d’accompagnement des clients et de protection des renseignements personnels. Cette première étape permettait ainsi aux concessions de structurer leurs pratiques et d’ancrer la certification dans leur réalité quotidienne.
Faire vivre la certification sur le plancher
Dans la continuité de cette démarche, les exigences de la phase suivante ont été rendues disponibles l’été dernier et présentées officiellement à l’automne. Elles visent à accompagner les équipes de vente dans l’adoption des standards de la certification grâce à un parcours de formation conçu spécifiquement pour offrir une expérience positive sans détour aux consommateurs.
Pour conserver leur statut de certifiées, les concessions devront s’assurer qu’au moins 50 % des personnes visées par la formation, soit les conseillers aux ventes et les directeurs commerciaux, auront terminé et réussi leur formation d’ici le 1er mai 2026.
Ce seuil s’inscrit dans une logique de progression et d’élargissement naturel de la certification. Il permet d’étendre la démarche aux équipes en contact direct avec la clientèle, tout en maintenant l’implication des gestionnaires et des responsables déjà engagés dans le processus. Les concessionnaires qui amorcent la certification maintenant doivent quant à eux suivre l’ensemble du parcours en vigueur, incluant les exigences introduites en 2025 et en 2026.
Prochaine étape : former 100 % des équipes de ventes
Dès cet été, un parcours de formation s’ajoutera pour les conseillers techniques. À terme, 100 % des personnes en contact avec la clientèle, soit les conseillers aux ventes, les directeurs commerciaux et les conseillers techniques, devront avoir terminé leurs formations pour que la concession conserve son statut de certifiée. C’est une évolution assumée, cohérente et nécessaire, qui reflète notre volonté de faire de la certification une démarche réellement vécue sur le terrain, par les consommateurs.
Un programme en constante évolution
Au-delà des échéanciers et des exigences, il est important de rappeler que la certification est un processus vivant, en constante évolution. Elle est appelée à s’adapter aux réalités du terrain, aux attentes des consommateurs et aux meilleures pratiques de l’industrie. De notre côté, nous nous engageons à maintenir des contenus et des outils à jour, à bonifier les parcours de formation et à offrir aux membres les leviers nécessaires pour avancer, évoluer et demeurer alignés avec les standards de la certification.
Une certification qui a de l’impact
Avec la mise en place du Comité de conformité professionnelle et de discipline et l’implication des équipes, la certification entre dans une phase de croissance. Une phase où la confiance se construit autant par l’engagement que par la structure, où les règles sont claires et où l’ensemble de l’industrie avance, collectivement, dans la même direction.







