Cela fait un peu plus d’un an que Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane à l’échelle mondiale. Dans le secteur automobile, les voitures et les camions entrant aux États-Unis sont maintenant soumis à des droits de douane de 25 %, visant notamment à pénaliser la non-conformité aux accords commerciaux.
Après une année complète sous cette administration américaine et le début de cette guerre commerciale, on constate une diminution de la part des véhicules légers importés au Canada en provenance des États-Unis. Celle-ci est passée de 49,1 % à 43,7 %. Afin d’éviter les contre-tarifs visant les produits fabriqués aux États-Unis, les entreprises automobiles canadiennes ont diversifié leurs sources d’approvisionnement vers d’autres pays.
Malgré ces changements, le Canada demeure fortement dépendant du marché américain. Dans une perspective globale du commerce automobile, incluant les véhicules, les pièces, les remorques et la machinerie, le Canada demeure un importateur net avec la plupart de ses principaux partenaires commerciaux, y compris les États-Unis.
En 2025, près de 95 % des exportations automobiles canadiennes étaient encore destinées aux États-Unis. Le Canada demeure également un importateur net dans le secteur automobile, avec 78,6 milliards de dollars d’exportations contre 143,1 milliards de dollars d’importations. « La nature interconnectée de la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis est particulièrement évidente dans le secteur automobile, où les liens géographiques et historiques continuent, jusqu’à présent, de primer sur les bouleversements politiques », a commenté Andrew King, associé directeur chez Desrosiers Automotive Consultants.
« Les politiques de l’administration américaine continuent de pénaliser l’industrie, les travailleurs et les consommateurs des deux pays. Nous ne pouvons qu’espérer que 2026 apporterait davantage de rationalité dans l’approche américaine ainsi qu’un renouvellement réussi de l’ACEUM, » a-t-il ajouté.





