On l’imagine bien : les concessionnaires d’automobiles et de camions lourds représentent une force économique importante au québec, on les associe très souvent aux milieux d’affaires les plus dynamiques et les plus engagés.
Au pays, un emploi sur sept est lié directement ou indirectement à l’industrie de l’automobile. À l’échelle du Québec, uniquement dans l’environnement des concessions, quelque 35 000 emplois sont offerts dans plus de 815 entreprises, lesquelles versent chaque année plus de 1,5 milliard en salaires et en avantages sociaux.
Au chapitre de leurs affaires, on estime que les concessionnaires gèrent annuellement des ventes de véhicules neufs qui totalisent 13 milliards de dollars, si l’on tient compte d’un prix de vente moyen de 33 000 $ par véhicule. Du reste, au Québec, on évalue que le marché global du service après-vente aurait compté, en 2011, pour plus de trois milliards de dollars, et celui des véhicules d’occasion, également pour une somme approximative de trois milliards de dollars.
« À cela, il faut ajouter que, au fil des ans, les titulaires d’une franchise de constructeur pour la vente de véhicules neufs ont investi, au Québec, au-delà de trois milliards de dollars en terrains, en immeubles et en équipements de toutes sortes. C’est dire toute l’importance de cette industrie », commente d’emblée le président-directeur général de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ), Me Jacques Béchard.
Au passage, le dirigeant de l’organisme à but non lucratif, qui a pignon sur rue dans la capitale depuis 1945 et qui représente plus de 95 % des concessionnaires du Québec, tient à mentionner que ne devient pas propriétaire d’une concession qui veut : s’il était possible de s’établir en affaires moyennant un investissement de un ou de deux millions de dollars il y a 25 ans, aujourd’hui, compte tenu des installations et de l’équipement à la fine pointe de la technologie qu’il est nécessaire de posséder, on doit plutôt prévoir entre six et dix millions de dollars pour lancer une concession.
UNE ANNÉE QUI S’ANNONCE BIEN
Bon an, mal an, environ 400 000 véhicules neufs ‒ dont 8 000 camions lourds ‒ sont vendus par l’ensemble des titulaires d’une franchise en sol québécois, soit 25 % du marché canadien. À ce nombre viennent s’additionner les transactions qui concernent près de 200 000 véhicules d’occasion et qui composent 35 % du marché provincial.
« L’an dernier, les concessionnaires ont vendu 415 000 véhicules neufs, principalement répartis entre les voitures de promenade et les camions légers, pour respectivement 56 % et 44 % des ventes environ. Cette année, à ce moment-ci, nous en sommes à peu près au même point qu’en 2011, mais la deuxième moitié de l’année devrait être meilleure que l’an dernier, ce qui fait en sorte que nous pourrions terminer 2012 avec des ventes supérieures de 5 % à celles de 2011 », croit le PDG de la CCAQ.
Pour 2012, plusieurs facteurs militent en effet en faveur de chiffres intéressants. La faiblesse des taux d’intérêt et la multiplication des promotions offertes par les constructeurs en font évidemment partie. « La concurrence est féroce, et cette concurrence se fait au bénéfice du consommateur, confirme Me Béchard.
« Pour les constructeurs, si les 15 dernières années ont été sous le signe de la sécurité, les 15 prochaines seront certainement celles de l’environnement. »
À L’HEURE DES DÉFIS
Fortement interpellés par la question environnementale, les constructeurs fabriquent ‒ on le constate particulièrement ces années-ci ‒ des véhicules de plus en plus performants en matière de protection de l’environnement. Au Québec, d’ailleurs, près de 60 % des véhicules neufs actuellement vendus sont des véhicules à faible consommation de carburant.
Selon Jacques Béchard, la dénatalité préoccupe aussi les gens de l’industrie de l’automobile. « En 2020, y aura-t-il encore des acheteurs ? Se demande-t-on parfois. Tout indique que oui, puisque les projections qui ont été faites démontrent que l’immigration compensera la baisse de natalité, et que, en 2025, la population canadienne aura franchi le seuil des 40 millions de personnes », rapporte le gestionnaire.
DES ENTREPRISES CITOYENNES EXEMPLAIRES
Les retombées directes et indirectes des activités que mènent les franchisés associés au domaine de l’automobile sont nombreuses et touchent toutes les sphères de l’économie. Leur influence se manifeste jusque dans la communauté, où ils investissent massivement et sont impliqués dans une multitude de causes.
Parmi les autres défis de l’industrie figure la difficulté pour les entreprises de conserver et d’attirer de la main-d’œuvre. Dans le domaine de l’automobile comme dans la plupart des secteurs d’emploi, le vieillissement de la population se fait sentir. Afin de combler ses besoins, la Corporation des concessionnaires s’est notamment tournée vers les différentes commissions scolaires qui proposent des programmes de formation.
« Les concessionnaires sont de bonnes entreprises citoyennes, très engagées socialement, termine Me Béchard. Ils se distinguent non seulement par leur générosité mais également par leur participation dynamique au sein d’organismes à but non lucratif ou à l’occasion d’activités sociales, culturelles et sportives. Annuellement, leur contribution financière s’élève à plus de six millions de dollars… rien de moins ! »








