Présentéisme : souffrez-vous de burn-in ?

presentemeVous êtes-vous déjà pointé au travail de corps mais pas d’esprit ? Démotivé, épuisé, affaibli, malade, physiquement ou mentalement, au point où votre rendement était inférieur à votre rendement habituel ? Vous souffrez peut-être de présentéisme, aussi connu sous le nom de « burn-in ».

En fait, des chiffres démontrent que la moyenne de présentéisme chez les travailleurs serait de huit à dix jours par année, soit deux à quatre jours de plus que l’absentéisme, ce qui coûterait des milliards de dollars aux entreprises.

Perte de productivité, rendement à la baisse, qualité inférieure du travail, erreurs coûteuses ainsi que comportements déviants face à des collègues et à des clients, notamment, peuvent nuire grandement aux performances et à l’image de l’organisation.

Les répercussions peuvent d’ailleurs être nettement plus grandes au sein d’une concession d’automobiles ou d’un atelier de mécanique. Une erreur du comptable passe encore, mais
une gaffe d’un mécanicien sur un véhicule aura potentiellement de plus lourdes conséquences.

Sources

La solution première, essentielle ? Ne jouez pas à l’autruche ! Le présentéisme peut avoir de multiples sources, internes comme externes, mais, de manière générale, le fonctionnement de l’entreprise en est plus souvent qu’autrement le principal, l’unique même, responsable.

Surcharge de travail, ambiguïté des rôles, manque de soutien ou de reconnaissance, relations conflictuelles avec des pairs, des supérieurs ou face à sa vie personnelle, ainsi qu’absence de participation aux décisions mènent à cette forme de désengagement, de démission intérieure.

Il est vrai aussi que la disparition graduelle de la sécurité au travail apporte plus que son lot de stress. Les employés se sentent sans cesse dans un siège éjectable prêt à être actionné à tout moment s’ils s’absentent souvent ou s’ils ne performent pas à la hauteur des objectifs fixés.

Solutions

Un climat de travail favorable dans lequel la santé est valorisée à juste titre se veut un incontournable si l’on veut éviter le présentéisme. Les communications bidirectionnelles doivent également être bien implantées au sein de la culture organisationnelle.

Sans pour autant devenir des nannies pour adultes, les dirigeants d’entreprise doivent être à l’écoute de leurs employés et des signes avant-coureurs de ce nouveau phénomène, comme un bond du nombre d’erreurs ou d’incidents ou un changement de comportement et d’humeur.

Après une discussion empathique avec l’individu en question, vous pourrez dès lors ajuster au besoin sa liste de tâches ou ses horaires tout en faisant attention de ne pas déséquilibrer ceux des autres salariés. Vous pourrez aussi lui recommander de faire appel à un programme d’aide aux employés ou d’aller chercher les soins médicaux nécessaires. Bref, vous éviterez que la santé de cette personne ne se détériore davantage, augmentant du coup la vitesse de son rétablissement et de son retour au boulot.

En fait, posez-vous la question : préférez-vous des hausses du taux de roulement, des primes d’invalidité et des absences prolongées, une dépression nécessitant en moyenne 32 jours de repos du travail, ou des employés heureux et performants ? Poser la question c’est y répondre…

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