Les concessionnaires restent prudents, mais les ventes de 2012 sont fortes
Nous avons vu une reprise très forte au Canada dans le marché de la vente d’’automobiles. Après une année de croissance modeste en 2011, la plupart avaient prédit un peu plus que quelques points de pourcentage de croissance cette année, compte tenu du contexte de croissance lente et de l’incertitude dans laquelle nous nous trouvons.
Mais au moment d’écrire ces lignes les ventes totales de voitures neuves pour le premier semestre de 2012 ont été incroyablement dynamiques. Poussées par des bas prix record et une économie axée sur le prix des matières premières au Canada, les ventes de voitures neuves ont augmenté de 10,4 % dans la première moitié de 2012. Si la tendance se maintient, ce sera un nouveau record pour les ventes de voitures neuves au Canada, car on dépassera les 1,7 million d’exemplaires pour la deuxième fois seulement de notre histoire.
En effet, un taux de croissance des ventes de véhicules neufs dans les deux chiffres est l’un des plus élevés que nous ayons eu au pays dans son ensemble. La croissance est timide, le chômage est plus élevé qu’à la normale; on se soucie plus de ce qui se passe dans le reste du monde.
Et pourtant, les Canadiens ont acheté des véhicules neufs à un rythme quasi record entre janvier et juin 2012. Au moment où vous lirez ces lignes, on saura plus clairement si cet élan pourra être maintenu au cours des deux derniers trimestres de 2012. Mais même si les ventes ne ralentissent pas et se rapprochent des chiffres de 2011 pour le second semestre de l’année, nous allons vers une très forte croissance; ce sera une excellente année pour les concessionnaires de véhicules neufs au Canada en 2012.
En d’autres termes, il faudra un événement particulièrement négatif dans la seconde moitié de l’année pour renverser les gains qui ont été faits dans la première moitié. Malgré ce qui se passe dans le monde entier et les risques auxquels nous sommes confrontés à l’échelle nationale, il est difficile d’imaginer un effondrement des ventes assez important pour ralentir l’élan que nous connaissons depuis de nombreux mois.
Quoi qu’il arrive à court terme pour le reste de l’année, ce genre de croissance des ventes n’est pas susceptible de se maintenir à plus long terme. Une croissance de plus de 10 % ne devrait pas devenir la norme dans l’industrie de l’automobile ou toute autre industrie au Canada. À long terme, la demande de véhicules neufs aura tendance à imiter l’économie dans son ensemble. Et la plupart des prédictions sont dans le sens de la modération pour les prochaines années.
Pourtant, une demande refoulée et des prix des véhicules neufs plus bas que jamais sont à l’origine d’une reprise énorme jusqu’à présent cette année, laquelle, à son tour, contribue à stimuler les ventes, un indicateur important qui s’est, par ailleurs, effondré cette année. Il aurait eu plus de mal encore si ça n’avait été des ventes solides chez les concessionnaires de voitures neuves ‒ un secteur qui représente près d’un cinquième de toutes les ventes au pays.
Tout bien considéré, cela signifie que, avec chaque jour qui passe et avec les objectifs de ventes que nous nous sommes fixés, nous nous éloignons de plus en plus de la récession de 2008-2009. Les concessionnaires d’automobiles sont des gens prudents. L’expérience des quatre dernières années a enseigné aux gens dans tous les secteurs de l’économie que la volatilité massive est quelque chose dont il faut dépendre. Et il y a encore de nombreuses raisons d’être prudent. Mais jusqu’à présent, en 2012, la résurgence d’un réseau de concessionnaires de voitures neuves est le moteur d’une économie comme nous n’en avons pas vue depuis des années.
Espérons que ça continue.






