
Comme ç’a été la tendance au cours des 15 derniers mois, les ventes de véhicules neufs au Canada ont de nouveau diminué en mai 2019. Les ventes de 202 800 véhicules ont été à la baisse de 5,9 % par rapport au même mois de l’année dernière et à la baisse par rapport au record 2017.
Néanmoins, ç’a été le troisième meilleur total pour le mois, et les 799 423 ventes réalisées depuis le début de l’année, alors en baisse de 4,4 % par rapport à l’année dernière, sont les troisièmes meilleures de la période.
Comme l’a déclaré David Adams, président de Global Automakers of Canada (GAC), « si vous appliquiez ce pourcentage sur le marché en baisse jusqu’à la fin de mai, nous atteindrions tout de même près de 1,9 million de véhicules, ce qui ferait de 2019 l’une des meilleures années de vente de tous les temps. »
Pour renforcer cette perspective positive, le taux annuel désaisonnalisé (TAD) pour mai a rebondi à environ 1,96 million de véhicules, selon DesRosiers Automotive Consultants (DAC), après être passé sous la barre des 1,9 million en avril pour la première fois cette année.
Donc, malgré une baisse significative par rapport aux sommets passés, ce n’était pas un mauvais mois historiquement parlant. La grande question est la suivante : combien de temps les ventes continueront-elles de chuter avant d’atteindre leur plancher ?
Ce qu’on ne remet pas en question, c’est l’érosion incessante des ventes de voitures particulières au profit des camionnettes, notamment des fourgonnettes et des véhicules utilitaires. Les ventes de voitures en mai ont diminué de 17,4 % par rapport au même mois de l’an dernier, tandis que les ventes de camionnettes n’étaient à la baisse que de 0,4 %. Depuis le début de l’année, les ventes de voitures particulières ont diminué de 14,7 % ; pour ce qui est de la part de marché des voitures, elle a perdu 3,2 %, à seulement 26,5 %. Les ventes de camionnettes n’ont diminué que de 0,1 %, améliorant leur part de marché de 3,2 %, à 73,5 %.
Il convient de noter que les chiffres de ventes totales du marché indiqués ici constituent une estimation de DesRosiers Automotive Consultants (DAC), compte tenu de la décision récente de General Motors de ne déclarer ses ventes effectives que sur une base trimestrielle. Les résultats mensuels estimés seront conciliés tous les trimestres afin de refléter les ventes effectives quand GM communique officiellement ses résultats.
Ford étend son hégémonie
Les ventes de 32 814 véhicules de Ford pour le mois de mai étaient en baisse de 1,6 % par rapport à l’année précédente, mais le constructeur conservait la première place des ventes pour le mois et pour l’année, augmentant ainsi son avance sur les deux tableaux. Les ventes totales de 123 878 véhicules jusqu’à présent cette année sont en baisse de 0,4 % par rapport à 2018 ; cependant, le marché a un peu plus baissé, de sorte que la part de marché de Ford a augmenté de 0,6 %, à 15,6 %.
Les ventes de General Motors estimées à 28 723 véhicules en mai étaient en baisse de 12,5 % par rapport à l’an dernier, et son estimation cumulative de 112 211 véhicules vendus est en baisse de 11,9 %. En conséquence, la part de marché de GM a reculé de 1,2 % à 14 %, ce qui lui permet de maintenir la deuxième place au classement.
De retour à la troisième place pour le mois, les ventes de Toyota ont augmenté de 9 % en mai, avec 24 010 véhicules vendus. Ce gain a fait grimper les ventes depuis le début de l’année de 4,5 % à 87 523 véhicules, faisant grimper la part de marché de 0,9 %, à 10,9 %, soit la plus forte hausse de l’industrie. Malgré cette augmentation, Toyota reste au quatrième rang des ventes cumulatives pour l’année.
Troisième pour l’année, mais quatrième pour le mois, les ventes de 21 402 véhicules de Fiat Chrysler Automobiles en mai étaient en baisse de 25,4 % par rapport à l’an dernier, ce qui représente la plus forte baisse en pourcentage de tous les constructeurs traditionnels. Depuis le début de l’année, les 96 180 ventes de FCA ont baissé de 14,4 % par rapport à 2018, et la part de marché a diminué de 1,4 %, à 12 %, ce qui représente la perte la plus importante du secteur.
En cinquième position, les ventes de Honda en mai ont été étroitement liées à la baisse globale du marché, chutant de 4,9 % à 18 827 véhicules. Les ventes cumulatives depuis le début de l’année de 72 020 véhicules sont de 2,4 % inférieures à leur niveau de 2018, mais la part de marché est en hausse de 0,2 %, à 9 % dans un marché baissier.
Hyundai poursuit sur sa lancée
Hyundai a poursuivi sur sa lancée avec une sixième place en mai avec 14 156 véhicules vendus, soit une hausse de 1,4 % par rapport au même mois de l’année dernière. Pour l’année, cependant, Hyundai est toujours derrière Nissan au septième rang, mais de peu. La marque sud-coréenne a vendu 51 579 véhicules, soit 8 % de plus qu’à la même période l’an dernier, et sa part de marché a augmenté de 0,8 % à 6,5 %, juste derrière Toyota en termes de gain de part de marché.
Nissan se classe à nouveau au septième rang des ventes pour le mois, malgré ses 13 477 ventes, en hausse de 1,8 % par rapport à mai 2018. La marque japonaise reste au sixième rang pour les ventes cumulatives de l’année, avec 52 774 véhicules, en baisse de 5,2 % par rapport à l’année précédente. Par conséquent, la part de marché de Nissan est en baisse de 0,1 %, à 6,6 %.
Kia a consolidé sa huitième place avec 7 913 ventes en mai, en hausse de 8,6 % par rapport à l’année dernière, portant le chiffre d’affaires cumulatif en hausse de 6,1 %, à 30 211 véhicules. Par conséquent, la part de marché de Kia a augmenté de 0,4 %, à 3,8 %.
Volkswagen s’impose désormais à la neuvième place, avec 7 058 véhicules vendus en mai, en hausse de 6,6 % par rapport à l’année précédente. Pour l’année, les 27 329 ventes de VW ont augmenté de 3,9 % par rapport à 2018, et la part de marché du constructeur a augmenté de 0,3 %, à 3,4 %. Une baisse de 17,7 % des ventes en mai, à 6 380 véhicules, a relégué Mazda à la 10e place pour le mois et pour l’année. Les ventes cumulatives de 26 510 véhicules ont diminué de 14,8 % par rapport à 2018, et la part de marché a diminué de 0,4 %, à 3,3 %.
Pas très loin derrière, en 11e position, Subaru a enregistré son meilleur mois de mai à ce jour avec 5 875 ventes, en hausse de 6,6 % par rapport à l’an dernier. Par conséquent, la part de marché de Subaru s’est améliorée de 0,1 %, à 2,8 %.
Le chef de file du côté des marques de luxe, Mercedes-Benz, a repris la 12e place pour le mois après l’avoir cédée à BMW en avril. Le constructeur allemand reste ancré dans cette position depuis le début de l’année, malgré une baisse des ventes de 20,5 % en mai et une perte de 0,4 % de sa part de marché à 2,2 %. BMW et Audi suivent Mercedes-Benz dans l’ordre, et pour le classement des constructeurs de véhicules de luxe et pour le classement général.
Gagnants et perdants
Sur la base du pourcentage, les grands gagnants en mai ont été smart (+115,8 %), Genesis (+14,3 %), Lexus (+9,5 %), Toyota (+9 %) et Kia (+8,6 %).
Les grands perdants ont été FCA (-25,4 %), Maserati (-24,1 %), Mercedes-Benz (-20,5 %), MINI (-20 %) et Mitsubishi (-19,9 %).








