Lessard Buick Chevrolet GMC
Au sommet des pratiques de l’industrie, tant sur le plan de l’équation numérique qu’en matière d’investissement pour le tout-électrique, une concession de Shawinigan et son institution satellite à La Tuque témoignent d’un génie de dépassement. L’évolution bien sentie d’une entreprise qui a livré plus de 800 véhicules par année avant la pandémie, un volume considérable dans ce marché régional, rend vpte de son agilité. Rencontre avec Patrick Lessard, directeur général et propriétaire de Lessard Buick Chevrolet GMC, un catalyseur d’énergie.
Patrick Lessard a fait ses tout premiers débuts dans la concession familiale d’origine de Louiseville, une petite ville située à l’ouest de Trois-Rivières. Enfant unique, il était coactionnaire avec son père de l’entreprise bien établie fondée par son grand-père en 1955. Cet établissement a cependant été fermé lors de la restructuration de General Motors survenue en 2009-2010. C’est dans cette foulée que Patrick et son père ont convenu d’acquérir un autre établissement et de poursuivre l’aventure. Ils ont ainsi acheté une concession existante, également sous bannière GM, à Shawinigan. La transaction a eu lieu le 1er octobre 2009.
Mon père, dit-il, a été un bon modèle pour moi. « Il m’a fait grandir dans l’entreprise en me permettant de m’accomplir dans des postes de responsabilités en concession dès Louiseville. Cependant, pour parfaire mes connaissances du milieu et bonifier mon expérience, j’ai suivi le programme de formation du collège Georgian et obtenu le diplôme. Cette expérience enrichissante m’a aussitôt poussé à faire mon baccalauréat en administration des affaires à l’université d’Ottawa. Afin d’assurer mon autonomie financière et d’ajouter à l’apprentissage théorique durant cette période d’études, j’ai travaillé au département de Service d’une concession d’automobiles de la capitale. Dans cet élan, brillamment accompagné des conseils éclairés des dirigeants de la concession, j’ai nourri mes habiletés de gestionnaire », confie-t-il.
Jalons d’évolution
« Au terme de cette profitable formation, à mon retour à Louiseville, j’ai immédiatement mis en pratique l’enseignement reçu. L’un de mes premiers devoirs a été d’assurer le bon fonctionnement des opérations du département de Service de notre concession familiale. J’ai ainsi adapté à la ruralité de notre environnement de concession des courants d’urbanité et de modernité, dans un dessein de pérennité d’activité. Jusqu’à la fermeture de la concession par le fabricant. »
« À notre arrivée à Shawinigan, en 2010, nous avons entrepris de moderniser quelque peu les installations en souscrivant notamment au programme image en vigueur du fabricant. Cette condition essentielle à la cession des opérations du précédent concessionnaire avait été exigée par GM avant la prise de possession. L’établissement déjà au goût du jour à la suite de la transaction nécessitait autrement peu de travaux », fait-il valoir.
J’ai ainsi adapté à la ruralité de notre environnement de concession des courants d’urbanité et de modernité, dans un dessein de pérennité d’activité
« Plusieurs employés de la concession de Louiseville nous ont suivi dans ce déménagement. Ils sont venus grossir les rangs de l’équipe en place à Shawinigan. De 15 personnes à temps plein, nous sommes graduellement passé à 32 employés. Or, les nombreuses fermetures de concessions de General Motors à l’époque, des établissements victimes de la refonte, ont contribué à rendre disponibles d’abondantes ressources de profondes compétences, ce faisant à faciliter le recrutement de main-d’œuvre qualifiée et spécialisée. »
Galvaniser l’effort
Patrick Lessard est depuis plusieurs années l’unique dirigeant de la concession, son père étant à la retraite. En cette période de transition, des années menant à un marché de véhicules tout électriques, l’entreprise investit dans le réaménagement des baies de service. Elle poursuit l’acquisition de ponts élévateurs notamment. Ce sont des équipements adaptés à une nouvelle réalité et à de nouvelles normes de levage, des outils plus robustes et performants spécifiquement destinés aux pratiques d’entretien et de réparations des composants de VÉ.
« Nous disposons heureusement de l’espace nécessaire à ce rééchelonnement de postes de travail. Nous nous déployons notamment dans un vaste secteur recyclé de l’immeuble, une aire intramurale ayant auparavant abrité un atelier de carrosserie. Nous nous employons également à ajouter de nouvelles bornes de recharge pour véhicules sur le lotissement à l’extérieur », mentionne-t-il.
L’immeuble compte déjà une vaste salle d’exposition. Son étendue peut accueillir jusqu’à onze véhicules de présentation. Elle compte parmi les plus spacieuses de la cité de l’énergie. Atout indéniable, son volume permet de mettre en vitrine plusieurs camionnettes pleine grandeur, à l’intérieur. « Car ces véhicules constituent des produits vedettes à Shawinigan. Ils représentent près de la moitié de nos ventes. C’est pourquoi nos inventaires sont bien garnis. À La Tuque, dans notre établissement satellite, la camionnette fait davantage. Elle totalise plus de 60 % des transactions d’achat. »
Stimuler le défi
Au-delà des installations et des ventes, nous investissons massivement dans l’enjeu de compétences. Au département de Service où la formation, particulièrement dans le tout-électrique, prend tout son sens, nous soutenons l’optimisation des qualifications de tous les techniciens. Nous avons le bonheur de compter sur des travailleurs stimulés par le défi, sur des personnes qui surpassent les attentes. Dans un écosystème de pénurie de main-d’œuvre, c’est un élément précieux. Ces équipes sont en poste depuis plusieurs années chez nous. Elles nourrissent par la stabilité d’engagement la notoriété du service. »
« Cette pérennité est cependant mise à l’épreuve dans notre établissement satellite, une entreprise acquise durant la pandémie. Nous devrons recourir au recrutement international à La Tuque faute de main-d’œuvre régionale. La sélection de professionnels de talent jouissant d’une grande expérience du domaine dans leur pays est une planche de salut. La crise de main-d’œuvre qui sévit presque partout au Québec n’épargne en rien l’industrie. Mais elle frappe plus fortement les villes plus éloignées comme La Tuque où, il importe de le préciser, le service au client demeure assuré. Dans ce contexte, nous mettons tout en œuvre pour nous entraider, encourager et bien performer. »
Endossant particulièrement bien cette dynamique, Patrick Lessard, qui est également président de la CCAM depuis plusieurs années, mène au nom de la corporation régionale une campagne de découverte des métiers offerts en concession. Une promotion qui, espère-t-il, contribuera à résorber la crise et à assurer l’avenir et le rêve d’industrie.








