Avec le début de l’année, l’heure est aux bilans. Chez Desrosiers Automotive Consultants (DAC), on a fait l’analyse de la dernière année et on fait allusion à rien de moins qu’un chaos. Pour 2026, on espère qu’un équilibre du marché soit de retour et, surtout, qu’il se maintienne et que nous n’assistions pas au retour d’un autre chaos.
L’année 2025 sera reconnue pour un marché de l’automobile chaotique. Avec les droits de douane, contre-droits de douane, changements de fournisseurs, annulation des objectifs d’émissions, et bien plus encore, on s’en rappellera longtemps.
Plus précisément, et selon les estimations de DAC, les ventes de décembre 2025 se sont établies à 126 000 unités, soit une baisse de 7,3 % par rapport à décembre 2024, et ce, malgré un jour de vente supplémentaire cette année. Il convient de noter que décembre 2024 a constitué une période de comparaison exceptionnellement favorable, les Québécois s’étant empressés d’acheter des véhicules zéro émission avant la réduction des incitatifs. En effet, décembre 2024 représente le deuxième meilleur mois de décembre jamais enregistré. Néanmoins, décembre 2025 a indéniablement montré des signes de faiblesse chez plusieurs constructeurs.
Sur une base annuelle, le marché a clôturé l’année à 1,90 million d’unités, soit une hausse de 2,0 %, un résultat meilleur que ce que beaucoup craignaient lors de l’annonce des premières mesures tarifaires à Washington. De plus, il s’agit de la meilleure année depuis 2019 (1,93 million d’unités) et de la sixième meilleure année jamais enregistrée. « Nous ne nous plaignons jamais d’un marché en croissance par rapport à l’année précédente ; cependant, cette année, notre enthousiasme est plutôt modéré. Le marché demeure inférieur de 7,1 % à son précédent sommet de 2017 – et il convient de noter que, depuis lors, la population canadienne a augmenté de 4,9 millions d’habitants, ce qui creuse considérablement ce que nous appelons chez DAC le véritable « écart de croissance », a mentionné Andrew King, associé directeur de DesRosiers Automotive Consultants.
Chez les constructeurs :
General Motors (GM) a terminé l’année en tête du marché avec des ventes d’un peu moins de 300 000 unités, soit moins de 6 000 unités de plus que Ford, qui dominait le marché en début d’année.
Parmi les marques généralistes, la plus forte progression en pourcentage a été enregistrée par Mazda avec une hausse de 13,2 %. Chez les marques de luxe, MINI a mené la danse avec une progression de 22,2 %, malgré des volumes de vente limités.
En ce qui concerne les pertes de parts de marché, Tesla a dominé la liste, avec une baisse de ses volumes de plus de 60 %. Il convient de noter que les ventes de Tesla ont amorcé une reprise ces derniers mois, avec l’arrivée massive de Model Y de fabrication allemande, exemptée de droits de douane compensatoires : quatre livraisons ont déjà été effectuées à Halifax et une à Vancouver.
Plusieurs marques ont enregistré des ventes record en 2025 – félicitations à elles ! Il s’agit d’une performance remarquable compte tenu du contexte économique et politique. Parmi les marques les plus performantes, citons : Audi, Cadillac, Genesis, GMC, Hyundai, Kia, Lexus, Lincoln, Subaru, Toyota, Volkswagen et Volvo.







